Que dire de l’année 2014 et prévisions 2015

Mardi, 24 Mars, 2015
Mot du directeur général

Mot du directeur général

L’année 2014 a procuré de meilleurs jours pour plusieurs du monde agricole. La majeure partie des produits agricoles ont connu des valeurs près ou au-dessus de la moyenne quinquennale. Une année historique pour le porc et le bœuf. Enfin dira-t-on, qui pour une rare occasion ont surpassé le coût stabilisé ASRA. C’est réellement lors de cette situation, que les producteurs agricoles se retrouvent avec des revenus à la hauteur de leurs efforts et de leurs investissements. La gestion de l’offre (40 % des revenus agricoles au Québec) aura continué de procurer rentabilité et stabilité aux secteurs laitier et avicole. Faisant suite à quelques années très profitables dans les grains, nous sommes revenus à des niveaux habituels.

Au-delà des réalités sectorielles très variables, l’agriculture québécoise se porte bien. Comme le signale le MAPAQ dans une de ses publications, le revenu net agricole au Québec est passé, entre 2009 et 2013, de 800 M $ à près de 1,2 G $. Le revenu net demeura élevé en 2014, cette fois en raison de l’excellente rentabilité dans le secteur des viandes.

Prenons maintenant un peu de temps pour réfléchir. Quels sont les facteurs le plus susceptibles d’influer la rentabilité et de changer l’image de notre agriculture en 2015?

La croissance économique mondiale est assurément en tête de liste. La croissance des revenus et l’émergence d’une classe moyenne mieux nantie dans les pays moins avancés ont eu, au cours des dernières années, un effet positif sur la demande alimentaire mondiale. Prenons le cas de la Chine, l’Inde et l’Afrique, des endroits les plus peuplés au monde et qui révèlent des taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) très supérieurs à la moyenne, révélant ainsi une croissance des revenus par habitant.

Les perspectives de production dans les principales régions agricoles constituent un autre facteur important. Les craintes liées à la sécheresse ou à l’inverse des inondations entraînent des préoccupations en ce qui a trait aux cultures, de sorte que ces inquiétudes liées aux conditions météorologiques engendrent des changements importantes aux prix des grains.

Les conditions météorologiques ont aussi une incidence sur le secteur de l’élevage. La sécheresse qui a sévi au Texas a eu un impact négatif sur les stocks de bovins. Ce facteur procure actuellement un soutien au prix du bœuf en Amérique du Nord.

Un autre facteur important influant sur la rentabilité est la valeur du dollar canadien. Comme la moitié de la production agroalimentaire du Canada est exportée, un dollar vigoureux nuit à la compétitivité des entreprises canadiennes. Étant donné que le Canada produit et exporte un grand nombre de ressources naturelles et de produits de base, la valeur de notre dollar est généralement liée aux prix de ces marchandises, en particulier le pétrole. Le prix actuel du pétrole donne à penser que le huard devrait se maintenir aux alentours de 0,85 dollar américain. Les taux d’intérêt devraient demeurer inchangés pour la plus grande partie de 2015. La faiblesse soutenue des taux d’intérêt, conjuguée à des revenus nets élevés, apporte un soutien aux prix élevés des terres agricoles.

Pour conclure, mentionnons que le degré d’optimisme est élevé dans le secteur agricole. Toutefois, comme mentionné précédemment, les conditions météorologiques et les conditions économiques imprévisibles font qu’il est difficile de prédire précisément ce que nous réserve 2015. La compréhension de ces différents facteurs qui sont le plus susceptibles d’influer sur la rentabilité et de changer l’image de notre agriculture est une façon de vous aider à planifier plus stratégiquement vos activités pour 2015.

Bonne année 2015!

Andre Langlois, agr.

Directeur général